Fables, Livre VII, La Fontaine, 1668-1694

coquillage




A propos de La Fontaine, ce site contient
: 1. Une présentation des Lettres du Limousin - 2. Biographie du poète





PUBLICATIONS


Obsevration préliminaire : la distribution en douze livres est une tradition éditoriale qui débute avec l'édition de 1705 procurée par Charpentier. La Fontaine avait bien distribué ses fables en livres, mais à l'intérieur des recueils. Ainsi le deuxième recueil présente-t-il ce que nous désignons par livre VII, comme premier livre.

Le premier recueil paraît, sous le titre Fables choisies, mise en vers par M.  de La Fontaine, en 1668, chez Barbin et Thierry dans un luxueux in-4°, illustré de gravures de François Chauveau, bien que le privilège ait été obtenu dès le 6 juin 1667. Cette édition est aussitôt suivie d'une seconde, dans un format plus petit (in-12). Il s'agit des fables aujourd'hui distribuées dans les six premiers livres.
Le recueil est composé d'une dédicace au dauphin, d'une préface, de la vie d'Esope le phrygien, d'une table des fables où elles sont distribuées par ordre alphabétique des titres, puis par une nouvelle dédicace au dauphin, en vers cette fois-ci.
Ce recueil est extrêmement bien accueilli, les suivants susciteront moins d'enthousiasme.
Le deuxième recueil paraît lui, en 1678, chez le même éditeur, en quatre volumes, illustrés par le même graveur, sous le titre: Fables choisies et mises en vers par M. de La Fontaine et par lui-même revues, corrigées et augmentées. Les deux premiers tomes sont la réédition du premier recueil, le tome trois correspond aux actuels livres VII et VIII, le tome IV, aux livres IX à XI. Si le premier recueil puisait son inspiration dans Esope et Phèdre, les suivants sont plus éclectiques, depuis des fables orientales jusqu'à l'obervation du quotidien et l'utilisation d'anecdotes connues de son public.
L'actuel livre XII, dédié à Monseigneur le duc de Bourgogne (petit fils de Louis XVI, mort en 1712, père du futur Louis XV ; il a 11 ans à l'époque et son précepteur est Fénelon) dont les fables ont connu diverses prééditions, ne sera publié qu'en 1694 ; il forme le tome V, d'une réédition du texte de 1678.




couverture du livre de poche

collection du livre de poche : la couverture est illustrée d'une reproduction de Jean-Baptiste Oudry (1688 -1755) illustrant  "Le renard et la cigogne" (I, 18)





DEDICACES

Le premier recueil est dédié au Dauphin (en deux dédicaces, l'une en prose précédant un important paratexte, la seconde en vers ouvrant le recueil proprement dit) : le dauphin, Louis de France, né en 1661, fils aîné de Louis XIV (il meurt en 1711) n'a pas encore 7 ans (considéré comme "l'âge de raison").
"L'apparence en est puérile, je le confesse ; mais ces puérilités servent d'enveloppe à des vérités importantes." assure le poète dans sa dédicace en prose. Il loue le père de l'enfant, autrement dit le roi, de lui montrer la voie, mieux que les fables (pourtant bien utiles) "c'est l'exemple que tous les jours il vous donne" qui est essentiel. La Fontaine fait sa cour.
Les 16 alexandrins de la seconde dédicace  synthétisent les idées développées dans la première, "Je me sers d'animaux pour instruire les hommes.", et compte six vers consacrés à l'éloge de Louis XIV, "un prince aimé des Cieux".

Le deuxième recueil  (qui commence avec ce qui est pour nous le livre VII) est précédé d'un Avertissement annonçant un changement d'inspiration et donc de ton. Il est dédié à Mme de Montespan (maîtresse royale en titre depuis 1668, mais au bord de son déclin, puisque en 1680, elle sera remplacée par Melle de Fontanges, avant que celle-ci ne cède la place à Mme de Maintenon, née Françoise D'Aubigné, veuve du poète Scarron, préceptrice des enfants du roi et de Mme de Montespan,  et qui deviendra l'épouse morganatique de Louis XIV. Madame de Montespan a eu six enfants de Louis XIV). Cette dédicace est un poème hétérométrique qui fait, comme il se doit, l'éloge de la dédicataire mais en commençant par celui de l'apologue : "C'est proprement un charme : il rend l'âme attentive, / Ou plutôt il la tient captive, / Nous attachant à des récits / Qui mènent à son gré les coeurs et les esprits."



le chat, la belette et la petit lapin.

"Le chat, la belette et le petit lapin": un des timbres commémoratifs du tricentenaire de la mort de La Fontaine émis par les P.T.T en 1995





LE LIVRE VII


Il contient 17 fables (+ le poème dédicace), dont une double, "le héron, la fille" que les éditions contemporaines séparent, en dépit de la logique du texte poétique.
Les animaux sont des protagonistes moins présents que dans le premier recueil : ici 9 fables sur 17 et sur ces 9 fables, 2 introduisent aussi des humains.
Si le premier recueil (livres I à 6) contenait quelques longues fables, la tendance était plutôt à la brièveté : ici, le plus court poème compte 32 vers.
L'inspiration antique est encore bien présente (Esope, Phèdre, soit directement, soit via Abstemius) puisqu'elle irrigue 7 fables sur 17, mais l'actualité inspire davantage le poète : elle est à l'origine directe ou indirecte de 7 fables ; 1 fable est empruntée à Pilpay ("Le chat, la belette et le petit lapin"), une autre aux conteurs du XVIe s., une autre aux contes populaires.
Les fables sont toutes hétérométriques, sauf une ("les vautours et les pigeons", entièrement en décasyllabes) mais cette hétérométrie est limitée : elle consiste, en règle générale, à mêler, dans des proportions diverses, alexandrins et octosyllabes, et en une occasion à associer alexandrins et heptasyllabes, "La tête et la queue du serpent". Parfois, mais rarement, un vers de trois syllabes se glisse çà ou là, ou un décasyllabe.
Comme dans les précédents recueils,la distribution des poèmes n'apparaît pas comme démonstrative, elle repose plutôt sur la variété (dans la longueur du poème, dans le registre dominant, dans les thèmes traités).
Les morales sont, en règle générale, explicites ; seules, deux fables ne proposent pas de morale directe ("Le rat qui s'est retiré du monde" et "Un animal dans la lune"). Elles sont, pour l'essentiel, données à la fin (12 sur 17), une fois au milieu (la fable double), trois fois au début.
Toutefois, il convient de se rappeler que dans les fables, une morale peut toujours en cacher une autre, voire plusieurs.
Le deuxième recueil, et donc a fortiori le Livre VII, doit beaucoup au salon de Madame de la Sablière, protectrice de La Fontaine après la mort, en 1672, de la duchesse douairière d'Orléans dont le poète était gentilhomme servant.  Il lui doit pendant vingt ans le vivre et le couvert, mais plus encore, comme en témoigne le "Discours à Madame de la Sablière" qui clôt le livre IX. Il lui dédie, par ailleurs, directement, encore un autre poème dans le livre XII.





Benjamin Rabier

Le héron vu par Benjamin Rabier (1864- 1939), extrait de la mise en page de la fable (1905-1906).



MADAME DE LA SABLIERE

La jeune femme (elle a 31 ans) vit séparée de son mari (par ailleurs un des anciens "chevaliers de la table ronde") et tient salon. Esprit libre, extrêmement cultivée, elle reçoit aussi bien Charles Perrault que Ninon de Lenclos, mais son salon est surtout fréquenté par des savants dont Roberval, et d'autres, comme Boileau l'écrit dans des vers méprisants, Satire X, pour la jeune femme :


                               [...] c'est une savante,
Qu'estime Roberval*, et que Sauveur* fréquente.
D'où vient qu'elle a l'oeil trouble et le teint si terni ?
C'est que sur le calcul, dit-on, de Cassini*,
Un astrolabe en main, elle a, dans sa gouttière,
A suivre Jupiter passé la nuit entière.
Gardons de la troubler. Sa science, je crois,
Aura pour s'occuper ce jour plus d'un emploi :
D'un nouveau microscope on doit en sa présence,
tantôt chez Dalancé* faire l'expérience ;
Puis d'une femme morte avec son embryon
Il faut chez Du Verney* voir la dissection.
Rien n'échappe aux regards de notre curieuse."
* Roberval, mathématicien ; Sauveur, mathématicien ; Cassini, astronome ; Dalancé, chirurgien ; Du Verney, anatomiste : tous grands savants du temps.

Dans ce salon si bien fréquenté par des personnalités bien différentes de celles que croisait alors La Fontaine, il fait aussi la connaissance de François Bernier (1620-1688) qui deviendra son ami et lui ouvrira le monde de l'Orient qu'il connaît bien pour avoir vécu en Inde et voyagé jusqu'au Japon. Le récit de ses voyages est à l'origine de la vague orientaliste qui va s'étendre jusqu'au XVIIIe siècle. Bernier est, par ailleurs, un "disciple" de Gassendi, mort en 1655, dont les interrogations philosophiques auront aussi leur écho dans le deuxième recueil. Gassendi a contribué à diffuser la philosophie épicurienne (matérialiste) ; opposé à Descartes (en particulier sur la question de l'animal), il tempérait son matérialisme d'une once de spiritualisme (voir sur ce point le Discours à Mme de La Sablière qui précède et annonce Les deux rats, le renard et l'oeuf dans le livre IX). C'est pour Mme de La Sablière que Bernier écrivit son Abrégé de la philosophie de Gassendi, qui comptait quand même huit volumes.
Le frère de Marguerite de La Sablière est lié à Boileau et Racine dont se rapproche La Fontaine  (ils avaient, plus jeunes, été amis mais s'étaient éloignés) et, avec eux, il entre dans le groupe des protégés de Mme de Montespan et de Mme de Thiange, sa soeur.
Le contenu du second recueil doit donc beaucoup à cette fréquentation du salon de Mme de La Sablière. Dans ce salon brillant où la conversation court tant sur les sciences que sur les arts, mais aussi bien sur l'actualité, La Fontaine puisera nombre d'idées et de motifs :
Sur différentes fleurs l'abeille s'y repose,
Et fait son miel de toute chose,
écrira-t-il dans son Discours à Mme de La Sablière.
En 1680, Mme de La Sablière abandonne sa vie mondaine, son hôtel, pour se  consacrer à son salut (selon les termes de l'époque), elle n'en continuera pas moins d'héberger La Fontaine jusqu'à son décès en janvier 1693.  La Fontaine passera les deux ans qui lui restent à vivre chez les d'Hervart qui l'accueillent alors.



Portrait de Mignard

Mme de La Sablière, portrait attribué à Mignard (1612 -1695).

Un texte, sous forme de lettre, (peut-être de La Fontaine) publié dans le Mercure Galant, juillet 1678, la décrit ainsi :
"Elle avait les cheveux d'un blond cendré, le plus beau qu'on puisse imaginer ; les yeux bleus, doux, fins et brillants, quoiqu'ils ne fussent pas grands ; le tour du visage ovale ; le teint vif et uni ; la peau d'une blancheur à éblouir : les plus belles mains et la plus belle gorge du monde. Joignez à cela un air touchant de douceur et d'enjouement répandu sur toute sa personne. je remarquai même dans ce qu'elle dit et ce qu'elle fit, ce tour aisé, ce caractère d'esprit sans embarras, cette humeur bonne et honnête et ces manières obligeantes qui sont si fort de vous qu'il serait difficile aux autres des les imiter. Enfin, tout autre que moi, moins rempli de votre idée, en voyant ce que je vis n'eut pas laissé de dire : c'est Mme D.L.S."



FABLE /  APOLOGUE / PARABOLE

Littré, dans son Dictionnaire associe les termes "apologue, fable, parabole" dans sa notice sur Apologue : 
La fable est  le terme le plus général ; c’est tout ce qu’on dit, tout ce qu’on raconte ; il y a dans les fables de Phèdre et de La Fontaine des contes ingénieux qui ne sont pas du tout des apologues. L’apologue est toujours fondé sur une allégorie, dont on a fait l’application à l’homme. La parabole est un apologue contenu dans l’Ecriture sainte ; on dit la parabole de l’enfant prodigue, et non l’apologue, bien que ce soit, au fond, la même chose.

Le Dictionnaire historique (Alain Rey, Laffont) précise :
apologue : n. m. emprunté (vers 1470) au latin apologus, terme littéraire, lui-même du grec apologos "récit détaillé, fable".

fable : n. f. vient (vers 1155) du latin fabula "récit, propos", d'où "récit mythologique, allégorique, conte, apologue", du verbe fari, "parler".
Fable apparaît au milieu du XIIe siècle au sens de "récit imaginaire, histoire" et d' "allégation mensongère" (1160). Le sens de "petit récit moralisant qui met en scène des animaux" est lui aussi ancien (1180). Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que le mot désigne la mythologie de l'antiquité païenne.

parabole, d'abord parable (XIIIe siècle) emprunté au latin écclésiastique parabole, parabola : "récit allégorique des livres saints sous lequel se cache un enseignement" spécialisation du sens classique de "similitude, comparaison". Le mot latin est un emprunt au grec parabolê "comparaison", lui-même attesté au sens chrétien dans la traduction grecque du Nouveau Testament.
D'abord d'application strictement religieuse, au cours du XIIIe s. prend le sens moins strict de "récit allégorique dans lequel se cache un enseignement". (vers 1278)

Voilà ce que dit Furetière dans la préface de ses Fables morales et nouvelles, publiées en 1671 (cité par M. Fumaroli, la pochothèque, éd. de L'Imprimerie nationale, 1985, p. XIX) à propos de l'utilisation des animaux :
"il n'y a point d'instruction qui soit plus naturelle et qui touche plus vivement que celle-ci. Nous nous révoltons d'ordinaire contre le prédicateur qui nous prêche ou un censeur qui nous reprend. Car, puisque c'est un homme sujet à faillir comme nous, nous croyons facilement qu'il le fait par orgueil, par haine ou par envie. De sorte qu'au lieu de vous corriger des défauts dont il vous avertit, nous en cherchons d'autres en sa personne pour les lui reprocher. Au lieu que, quand les animaux font ce personnage, nous y trouvons une correction exempte de passion et d'intérêt, sachant bien qu'ils ne peuvent prendre avantage sur nous, tant la raison nous en donne sur eux. Nous sommes plus fortement touchés de la honte qu'il y a à commettre les mêmes fautes qu'eux, et de tomber dans les mêmes pièges. Nous sommes confus de voir qu'ils se conduisent mieux par leur instinct naturel que nous avec tout notre raisonnement. Et leur exemple est bien plus prompt à nous redresser que la raillerie de nos semblables."



ESOPE
: la tradition fait de ce nom celui d'un esclave, difforme, qui aurait vécu au VIe siècle avant J.-C. Les écrits qui lui sont attribués s'échelonnent, en fait, entre le Ve s. avant J.-C. et l'époque byzantine, c'est-à-dire le Ve siècle après J.-C.
Dans le livre VII, La Fontaine puise moins à cette source que dans le premier recueil.
"Le mal marié" trouve sa source dans "L'homme et la femme"  (cet exemple permet de comprendre comment travaille La Fontaine à partir d'un canevas):

Un homme avait une femme qui menait la vie dure à son entourage. Il voulut savoir si elle ferait de même avec les domestiques de son père et l'envoya chez ce dernier sous un vague prétexte. Quelques jours plus tard, elle revint, et il lui demanda comment les domestiques s'étaient comportés envers elle. "Les bergers et les bouviers, dit-elle, ne me regardaient pas d'un bon oeil. - Eh bien, fit le mari, si tu as pu te rendre odieuse à ceux qui sortent dès l'aurore pour ne revenir que la nuit, comment était-ce avec ceux que tu fréquentais tout le jour!"

Ainsi, souvent, les petits faits trahissent les plus grands et les choses visibles, les choses invisibles.

(traduction de Jacques Lacarrière, éd. Albin Michel, 2003)


La Fontaine, dans ses fables elles-mêmes, en rappelle régulièrement les caractères et les mérites , comme dans la dédicace en vers au dauphin





(livre I), comme dans la dédicace à Madame de Montespan (livre VII) ou dans le poème dédié à M. de Barillon (alors ambassadeur à Londres et un grand ami de la marquise de Sévigné), "Le pouvoir des fables" (VIII, 4).
Dans "Le bûcheron et le mercure " (V,1)
“Une ample comédie en cent actes divers,
Et dont la scène est l’univers” (v. 27-28)
dans "Le dépositaire infidèle (IX, 1)
 “Le doux charme de maint songe
 Par leur bel art inventé.
 Sous les habits du mensonge
 Nous offre la vérité.” (vers 32-35)

Les propos du poète relatifs aux fables évoquent souvent l'idée rabelaisienne de "l'os à moelle" ou de la boîte de Silène que ce denrier développait dans le prologue de Gargantua : la fable exige un lecteur attentif qui ne se laisse pas distraire par les apparences pour débusquer le/les sens masqués de ces "contes d'enfants".

CONCLUSION

Nous avons vu que la Fontaine cherche surtout à faire réfléchir son lecteur (autant qu'à l'amuser d'ailleurs, selon le mot d'ordre des "classiques" : "plaire et instruire")
Le poète questionne, en particulier "l'homme", ses défauts  : petits (notre penchant à faire des châteaux en Espagne) ou graves (injustice, égoïsme, vanité, crédulité et globalement "méchanceté" à l'égard d'autrui). En chemin, il suggère ce qui semble devoir être une "morale", au sens d'une éthique, une manière de se bien conduire : éviter les lieux du pouvoir (la Cour), développer sa réflexion, ses connaissances, ne pas éradiquer l'imagination (douce, compensatrice et productrice d'oeuvres d'art), préférer la paix à la guerre (ce qui vaut autant pour les sociétés que pour les individus).
Ses moqueries discrètes contre l'église (VII, 3, 8, 10) contre la justice (VII, 1, 15), contre les femmes (VII, 2, 4, 9,12, 14), outre qu'elles s'inscrivent dans une longue tradition, ressemblent davantage à des mises en garde, des appels à la réflexion qu'à des machines de guerre lancées contre les unes et les autres.
Ainsi, la leçon que l'on peut tirer des fables est qu'un auteur, même discret, même dénué de projet "politique" (encore que René Jasinski dans une remarquable étude, La Fontaine et le premier recueil des Fables, Nizet, 1966, ait émis l'hypothèse contraire), n'écrit pas pour le pur plaisir d'écrire.
En effet, choisir la forme de l'apologue, c'est se situer dans la tradition de la littérature "moraliste" qui, en constatant ce qui est, nous oblige au moins à nous demander pourquoi il en est ainsi et pas autrement. Une fois cette interrogation lancée, nul ne sait où elle s'arrêtera. C'est sans doute la raison pour laquelle, les écrivains et critiques du XIXe s.,  héritiers de la Révolution, liront chez La Fontaine les prémices de celle-ci, et voudront en faire un précurseur des Lumières.



Benjamin Rabier




A lire
: pour en savoir plus sur Madame de la Sablière, un livre de 1923 du vicomte Menjot d'Elbenne.
A consulter : un travail sur l'humour et la gaieté dans les fables.
Pour lire les fables, choisir de préférence l'édition de Marc Fumaroli, livre de poche, coll. la pochothèque, qui reproduit l'édition établie pour l'Imprimerie nationale en 1985. L'édition est bien annotée et elle est illustrée des gravures de Jean.-Baptiste Oudry (1783).
Pour les écouter : rendez-vous sur Vive voix.
Curiosité : les frères Jacques chantant "Le corbeau et le renard"



Accueil                La Fontaine