10 mars 1920 : Boris Vian

coquillage


Le dossier "roman policier" de ce site contient : 1. Un essai de définition - 2. Une présentation de Chandler et du Grand sommeil, 1939 (traduit par Boris Vian, 1948) - 3. Une présentation de L'Affaire Saint-Fiacre, 1932 - 4. Une biographie de Simenon -


Boris Vian est entré dans la Pléiade en 2010. Il fallait bien que cela arrive. Mais ceux qui l'aiment pour ses joyeux délires, ne reconnaîtront pas nécessairement dans cette édition, dont le sérieux n'est plus à démontrer, l'écrivain qui a été si longtemps leur complice dans la petite guerre des générations.
La fortune littéraire de Vian est assez curieuse. Pendant sa vie, une réputation d'amuseur l'accompagne, largement répandue aussi bien par ses amis que par la presse, dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, ses succès sont tous de scandale, un roman, J'irai cracher sur vos tombes (1947), une pièce de théâtre, L'Equarrisage pour tous (1950), une chanson, "Le déserteur" (1955), qui font tant de bruit qu'ils laissent dans l'ombre ses autres romans, ses autres pièces, ses autres chansons. Fêté et adulé, du moins dans un petit cercle entre 1946 et 1950, il va vivre difficilement au début des années cinquante avant de devenir, en 1957, directeur artistique chez Philips. Le grand jeune homme pâle dont Juliette Gréco disait qu'il ressemblait à un personnage du Gréco (le peintre), est depuis toujours de santé fragile, avec un coeur en mauvais état qui finit par abandonner le combat un triste jour de 1959. Il a 39 ans.
Puis dans les années soixante, le bouche à oreille adolescent en fait "L'Ecrivain", à strict usage interne. Pour peu qu'un jeune professeur s'avise de le faire lire à ses élèves, les parents montent au créneau. Quoi de mieux ? Plus les parents ragent, plus leurs enfants le lisent. Il écrit comme personne, ses romans, comme ses chansons, sont drôles, irrévérencieux, provocateurs, irrésistiblement subversifs.
Le nombre des travaux universitaires des années 1970 (44 répertoriés sur le site qui lui est consacré) témoigne de cet engouement qui a tout de la passion, qui se reproduit dans les années 1990 (31).
Boris Vian appartient (appartenait ?) à la culture adolescente, la culture de la révolte contre les adultes et leurs valeurs (le travail, le sérieux, le politique — du moins tel que le "jeu" démocratique l'entend), la défense d'autres valeurs, le jeu, l'amitié, la musique, la sexualité.
De ce point de vue Boris Vian était davantage une icône qu'un écrivain, même s'il est l'auteur de quelques petites merveilles comme le disait Queneau en préfaçant L'Arrache-coeur (1953) :



Boris Vian a écrit de beaux livres, étranges et pathétiques, L'Ecume des jours, le plus poignant des romans d'amour contemporains; Les Fourmis, la plus termitante des nouvelles écrites sur la guerre ; L'Automne à Pékin, qui est une oeuvre difficile et méconnue [...]



Boris Vian a donc un statut bien particulier parmi les écrivains du XXe siècle et cela donne envie d'y regarder de plus près.




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première de couverture (1970) du roman: montage de Pierre Bernard à partir d'une photo du tour de chant de Vian au Trois Baudets, au début de 1955.

Commencer

Vie courte que celle de Boris Vian, à peine 39 ans d'existence et pourtant démultipliée, dirait-on, par toutes les activités qu'il a menées, comme il le rappelle dans "Conversation avec un adjudant (d'opérette, cela va de soi)", 1958) :
" [...] et, chose extrêmement bizarre, c'est par Jean Rostand, dont nous étions les voisins à Ville-d'Avray, que je suis venu à la littérature ...
— Ah ! Vous faites dans la littérature ... J'aurais dû m'en douter.
— Oh ! Je fais dans pas mal de choses, n'adjudant, ingénieur, auteur, traducteur, musicien, journaliste, interprète, jazzologue, et maintenant directeur artistique d'une maison de disques."
Tout est rigoureusement exact, il n'a oublié qu'acteur, ce qu'il a aussi fait, occasionnellement.
Ça commence à Ville-d'Avray, par une naissance, comme tout un chacun. Le nouveau né débarque dans une famille bourgeoise, plutôt nantie grâce à la fortune laissée par les grands parents paternels. Il a un frère aîné, Lélio (né en 1918). Un an après, en 1921, un frère cadet, Alain, puis aux trois garçons viendra s'ajouter, en 1924, une fille, Ninon. Aucune ascendance russe dans cette famille, mais une passion maternelle pour l'opéra, et Boris est un souvenir du Boris Godounov de Moussorgski.
C'est une famille unie, heureuse, cultivée, peu conventionnelle, avec un grand goût pour les fêtes, même lorsqu'avec la crise de 1929, il faudra vivre un peu plus difficilement.  Elle fournit au jeune garçon, de santé fragile, un espace d'épanouissement et de liberté, tout au moins intellectuelle, qui explique sans doute que l'adolescent, puis l'adulte donnera toujours le sentiment de ne faire que ce qui lui chante, d'être par rapport à sa vie, comme à ses créations, un des hommes les plus libres que l'on puisse imaginer. Image qui, comme toutes les images, a ses ombres.
Il baigne dès l'enfance, dans un monde où la littérature, la musique, et l'amitié sont les maîtres mots. Ses années d'études jusqu'au bac (latin grec en 1935, et philosophie, option mathématiques, en 1937) se déroulent dans une atmosphère dominée, dans le monde artistique, par le surréalisme et, sur le plan personnel, par la découverte de ce qui restera sa grande passion, le jazz. Dès 1937,  il devient membre du Hot Club de France (un club d'amateurs de jazz fondé en 1932) et se met à la trompette. Il prépare le concours d'entrée à l'Ecole centrale des Arts et Manufactures (Centrale) où il est admis en 1939.



C'est la guerre ! Mais Boris Vian, en raison de sa santé, en particulier de ses problèmes cardiaques (un rhumatisme qui s'est manifesté pour la première fois en 1932) n'est pas mobilisé.
La guerre semble, d'ailleurs, quelque chose de lointain pour Boris et ses copains plus portés, semble-t-il, sur les fêtes (les surprises-parties), la musique, dans une sorte de dandysme (temps des zazous) qui est une forme d'insoumission et de revendication du droit d'être jeune, c'est-à-dire insouciant. Avoir vingt ans dans les années quarante n'avait rien d'enviable.

L'ingénieur, le musicien, le journaliste

L'élève de Centrale part pour Angoulème où l'école s'est repliée (novembre 1939), mais en juin l'école ferme. Boris Vian descend à bicyclette sur Bordeaux, retrouve sa famille et tout le monde s'installe à Capbreton, chez le parrain de Boris. C'est dans cette petite ville qu'il fait la connaissance de Michèle Léglise dont la famille s'y est aussi réfugiée. Les jeunes gens tombent amoureux et se marient en juillet 1941. Ils sont alors à Paris où Boris Vian continue ses études à Centrale. Il reçoit son diplôme en août 1942 : le voilà ingénieur, section métallurgie. Il cherche du travail et choisit l'AFNOR (Association Française de Normalisation) parce que le salaire y est le plus élevé de tous ceux qu'on lui propose. Il y est affecté à la normalisation de la verrerie.
Cette année 1942 est riche en événements puisqu'il intègre avec ses frères (Alain, batteur ; Lélio, guitare et lui-même, trompette) la formation de Claude Abadie, orchestre d'amateurs qui va, progressivement, se faire reconnaître ; puisque, c'est aussi l'année où naît son fils Patrick, en juillet; puisqu'il commence un roman, Trouble dans les Andains (lequel ne sera publié qu'en 1966, son auteur n'ayant même pas cherché d'éditeur). Le jeu avec les mots, le goût du non-sens et de la provocation, l'altération fantaisiste des réalités les plus banales ouvrant par là sur le fantastique et le merveilleux, dont témoigne déjà ce premier roman, se poursuivent dans de petits écrits à usage familial autant que personnel (Conte de fée à l'usage des moyennes personnes est écrit pour Michèle, les divers projets de normes, celle des injures comme celle de l'alexandrin, par divertissement, plaisir de la satire aussi de son travail à l'AFNOR).




Festival de Jazz de Paris, 1949

Boris Vian et sa "trompinette".
Festival de Jazz de Paris, 1949
Pour voir et écouter Vian



Comme si la guerre, l'occupation, les privations ne suffisaient pas, lorsque tout semble devoir s'améliorer, en novembre 1944, Paul Vian, son père, est assassiné dans sa cuisine, à Ville-d'Avray, vraisemblablement par des cambrioleurs dérangés dans leurs activités (on ne retrouvera jamais le ou les assassins). Période difficile pour Vian et sa famille qui, outre le deuil, doivent faire face à des difficultés économiques.
En mars 1945, Vian donne son premier article à une petite revue, Les Amis des Arts. L'année suivante, il se mettra à écrire régulièrement des chroniques de jazz pour Jazz Hot. (Tous les écrits de Vian sur le jazz ont été réunis en deux volumes par Christian Bourgois, 1981-1982), et en 1949, il devient rédacteur en chef de Jazz News, lancé l'année précédente.

L'auteur, le traducteur, le parolier

C'est aussi en 1945 qu'il signe un contrat avec Gallimard pour Vercoquin et le plancton qu'il vient d'écrire. Le livre est arrivé chez l'éditeur via Jean Rostand à qui son fils, François, ami de Boris, avait montré le manuscrit. Le livre lui sera ainsi dédié "A Jean Rostand, avec mes excuses". Rostand l'a passé à Queneau, alors secrétaire général des éditions Gallimard (depuis 1941), Queneau a apprécié, conseillé le jeune écrivain, et ainsi démarrent pour Vian à la fois une carrière d'écrivain et une amitié indéfectible.
En 1946, Vian démissionne de l'AFNOR et entre à l'Office professionnel des industries et commerces du papier et du carton. Il ne s'y amsuera pas davantage, mais il aura du temps (et du matériel) pour écrire. Il y rédige L'Ecume des jours, entre mars et mai 1946.  Cette année-là, il noue des relations amicales avec Sartre, Beauvoir et l'équipe des Temps modernes, la revue publiant, par ailleurs, un certain nombre de ses récits et ses "Chroniques du menteur" (Cinq entre 1946 et 1947).
Jean d'Halluin, éditeur du Sorpion, lui demande un roman noir, dans le genre des romans policiers américains qui commencent à intéresser de plus en plus les lecteurs (dont témoigne la Série noire créée en 1945 par Marcel Duhamel chez Gallimard). Vian écrit en 15 jours J'irai cracher sur vos tombes, supposé traduit de l'américain et dont l'auteur est un certain Vernon Sullivan. Vernon Sullivan sera encore l'auteur de trois autres romans, Les Morts ont tous la même peau, 1947, Et on tuera tous les affreux, 1948, et enfin, Elles ne se rendent pas compte, 1950.  En février 1947, le Parquet entame une information après plainte d'une association dirigée par un certain Daniel Parker. L'avantage de ces actes est la publicité qu'ils donnent au livre incriminé, témoin Flaubert ou Baudelaire en leur temps. Le livre se vend comme des petits pains (110.000 exemplaires), selon l'expression joyeusement consacrée, et juste, la littérature n'est-elle pas la nourriture de l'esprit, dixit le duc de Vivonne ? Mais cela n'empéchera pas une interdiction à la vente, en 1949, après une deuxième plainte du même M. Parker.
Les autres Vernon Sullivan auront un succès moindre, mais succès quand même. Toutefois, au détriment de ses autres oeuvres, y compris le merveilleux Ecume des jours. Tous passent inaperçus.
C'est le temps des zazous, du jazz, du be-bop (le swing), des caves de Saint Germain des Près, le caveau des Lorientais où joue Claude Luter ; Le Club du Tabou, ouvert en avril 1947 où joue Vian avant d'aller au Club Saint Germain-des-Près, en 1950.
En 1947, Vian est licencié de son travail et va vivre un temps du seul produit de ses activités artistiques, auxquelles il va adjoindre la traduction. Michèle et Boris vont beaucoup traduire  : des romans, en particulier des romans policiers, dont ceux de Chandler. Plus tard, Vian se fera passeur de science-fiction, traduisant Van Vogt, entre autres. Il écrit aussi des pièces de théâtre, dont L'Equarissage pour tous qui sera finalement monté, en 1950, au théâtre des Noctambules et qui fera scandale, mais Vian n'est pas à un scandale près.


Doisneau, Le Tabou

Robert Doisneau, l'intérieur du Tabou, photographié en 1947.

En 1950, Vian a quitté le Tabou pour le nouveau club qui vient de s'ouvrir et où il accueillera la plupart des musiciens de jazz qu'il aime et admire, par exemple Duke Ellington.

Un locuteur de radio présentait ainsi les lieux au début des années cinquante :
"Connaissez-vous le quartier de St Germain-des-Près? Ici l'esprit s'abreuve. Le corps aussi d'ailleurs. 'Oui, à 9 h. et demie, on entasse les clients à la verticale'. Club St Germain, 23 m. au-dessous du niveau de la mer, la cave par excellence. Voici l'animateur des lieux, l'âme damnée des lanceurs de mode, le romancier scandaleux de J'irai cracher sur vos tombes, j'ai nommé M. Boris Vian. »


L'année 1948 est surtout marquée par deux événements privés ; en janvier, la mort de son ami et complice depuis 1940, Jacques Loustalot dit "le Major", et en avril la naissance de son deuxième enfant, une fille, Carole. Ce dilletante est fort occupé, car de romans en traductions, de traductions en concerts, de concerts en animations nocturnes et en articles, pour des journaux et/ou des revues, on ne sait où il trouve le temps de faire autre chose. Mais il le trouve. Il rédige de nombreuses nouvelles, des synopsis (qui ont été rassemblés et publiés par Christian Bourgois, en 1989, sous le titre Rue des ravissantes), écrit des chansons qui vont prendre leur envol grâce à la rencontre, en 1949, d'Henri Salvador, un interprète (1917-2008) rêvé, par son humour, son goût de la plaisanterie et sa passion pour le jazz, pour les textes extrêmement étonnants dont s'amuse Vian.  Cette activité de parolier devient même une part importante de sa vie. On répertorie plus de 400 chansons à son actif.
1951 : création du club des savanturiers (Vian, Pierre Kast, Queneau) destiné, comme toujours, à s'amuser, mais en même temps à faire connaître la Science Fiction aux Français.
En 1952, Boris Vian intègre le Collège de Pataphysique en tant qu'Equarisseur de première classe ; il y retrouve son ami Queneau mais aussi Prévert et Ionesco, Max Ernst, François Caradec et quelques autres. Il y attachera beaucoup d'intérêt. Il y développera, entre autres, "Le calcul numérique de Dieu par des méthodes simples et fausses" que le Collège publie en 1978.
Le tourbillon continue. Et la vie quotidienne est difficile. Il s'est séparé de Michèle puis a rencontré une jeune danseuse allemande (ils se marient en 1954) avec laquelle il vit dans des conditions matérielles plutôt  dures. Il fait de la figuration au cinéma (mais le cinéma est aussi l'une de ses passions) et tournera en 1958 dans Les Liaisons dangereuses de Vadim, avec Jeanne Moreau et Gérard Philipe. Il joue le rôle de Prévan.
Les années cinquante vont surtout être consacrées à la scène, avec l'écriture de spectacles de cabarets qui vont rencontrer un succès certain : Cinémassacre, 1952 (400 représentations au cabaret de la Rose Rouge), Fluctuat nec mergitur (1952), Dernière heure, Ça c'est un monde, 1955 et plus ambitieux, le grand spectacle du Chevalier des neiges (à partir des Romans de la Table Ronde), monté à Caen, pour le Festival de Normandie, musique de Georges Delerue, avec un succès certain et qui, lui, n'est pas de scandale. Il sera  repris en 1956-57, à Nancy, cette fois-ci sous forme d'opéra.
Il est aussi engagé par Jacques Canetti, en janvier 1955, pour un tour de chant, aux Trois Baudets, cabaret où Brassens, Brel, Barbara, et nombre d'autres chanteurs ont fait leurs débuts, puis à la Fontaine des Quatre saisons.

En 1957, il devient directeur artistique chez Philips, puis l'année suivante d'une filiale de Philips, Fontana. En 1958, c'est Barclay qui veut s'assurer ses services, firme dans laquelle il entre au début d'avril. Et où il n'aura guère le temps d'influer sur la politique éditoriale de cette maison de disques puisqu'il meurt le 23 juin 1959, en assistant à une projection de J'irai cracher sur vos tombes (Michel Gast) dont il avait détesté l'adaptation, selon son entourage, et bien que son nom apparaisse au générique comme scénariste alors que la production avait refusé son adaptation.



Et après ?

Nous aimons Boris Vian. Nous ne cesserons pas de le relire, même si avec le temps, certains de ses textes nous semblent avoir "vieilli", parce que leur insolence initiale s'est affadie ; d'autres, à l'encontre, prennent de plus en plus de place, continuent à susciter des interrogations, de l'émerveillement, des sourires, voire des rires, et du plaisir que la relecture n'épuise pas.
Il y a dans toute l'oeuvre de Vian, cette manière unique de jouer du langage et du réel. L'invention y préside, les mots ne représentent plus le réel, ils le créent. Les jeux avec la langue conduisent le lecteur à lire, en quelque sorte, sur deux plans : celui dans lequel il prend conscience que le langage est convention (ce qui entraîne un regard neuf sur ce dont ce langage rend compte : la société, les valeurs établies, les êtres), celui dans lequel il cherche un nouveau sens, symbolique, allégorique. Ce qui est vrai pour les romans l'est aussi pour les chansons.
Dans tous les écrits de Vian, on retrouve un antimilitarisme profond ("Le déserteur" n'est pas si inattendu que cela en 1955), la haine de la guerre, dont "Les Fourmis" (Les Temps modernes, n° 9, 1946) rend le plus fortement compte, mais que l'on retrouve tant dans L'Ecume des jours (1946) que dans la pièce Le Goûter des généraux (1951, jouée pour la première fois en 1964) ; une moquerie corrosive à l'égard de la religion catholique, mais ce qui lui est reproché (son côté entreprise de spectacle) peut se transférer à toutes les religions, et tout autant à l'égard des bureaucraties diverses qu'il a été à même de connaître de l'intérieur.
Partout et toujours, même lorsque ce n'est pas totalement réussi, chacune des oeuvres de Vian est un hymne à la liberté et à la jeunesse, au sens où elle est justement le temps de la liberté, de l'insoumission, de la prétention sans mesure, de l'assurance. Vision encore extrêmement romantique, et peut-être est-ce bien cela que ses lecteurs lui demandent. Avec Vian, tout est possible.
Comment ne pas lui savoir gré de fournir la provision d'humour, cette "politesse du désespoir", nécessaire pour affronter un monde sombre, et violent, qui est aussi celui que l'on retrouve dans ses romans.

première de couverture, livre de poche, 2013

Première de couverture, livre de poche, 2013




A découvrir
: des manuscrits, des photos dans un dossier de la BnF consacré à l'écrivain. Un site consacré à Vian parolier et chanteur.
A écouter : Boris Vian chantant "La java des bombes atomiques", "La complainte du progrès" et bien sûr "Le déserteur". Et le très beau poème "L'évadé" dit par Philippe Clay.
A voir : un extrait du film de Jacques Becker, Rendez-vous de juillet, 1949, qui permet de saisir l'atmosphère des caves de Saint-Germain-des-Près.
Le dernier jour de Boris Vian, un film produit en 1990 par SUNSET Presse et diffusé par La Cinq, dans le cadre de la série "le dernier jour"
A lire : un article de Frédéric Maget, "Boris Vian et l'esprit potache", sur le site du CNDP.



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