La Petite Fadette, George Sand, 1848

coquillage



A propos de Sand, ce site contient :  1. un article sur la formation de l'écrivain - 2. une présentation de Lélia (1833) - 3. Un extrait de Lélia - 4. Une présentation de François le Champi (1847/1850) - 5. Une courte biographie de l'auteur -





1965

édition GP-Super-1000, 1965, illustrateur inconnu  mais qui traduit assez bien l'atmosphère fantastique de certains passages du roman

La Petite Fadette appartient au groupe de romans de George Sand qu'il est convenu de nommer "romans champêtres", peut-être en raison d'une première édition qu'en fait Hachette en 1860 sous ce titre, quoiqu'elle ne proposât que La Mare au diable, François le champi et Promenades autour d'un village. Dans sa préface, toutefois, P.-J. Stahl (nom de plume de Hetzel) rappelle qu'ils sont quatre à entrer dans l'ensemble, puisqu'il faut y ajouter Les Maîtres sonneurs et La Petite Fadette. Dans la préface de 1848, l'écrivain et son interlocuteur parlent d'une "série de contes villageois, que nous intitulerons classiquement Les Veillées du chanvreur."

Le dispositif éditorial

Le roman est publié en 1849 par Michel Lévy en deux volumes précédés d'une préface datée de "septembre 1848, à Nohant". Il n'est pas dédicacé. Le premier volume contient les chapitres 1 à 20, le second les chapitres 21 à 40.
La préface se présente comme celle de François le champi, même lieu : la campagne au crépuscule, plutôt en été "[...] la nuit est [...] pure, les étoiles brillent [...], le thym sauvage sent [...] bon.", mêmes personnages, l'écrivain et l'un de ses amis, qui conversent sur les malheurs du temps, après la Révolution de février 1848 et les journées de juin, en s'interrogeant sur le rôle et la place de l'art et de l'artiste dans un moment de souffrance collective, pour finir par s'accorder sur la nécessité d'une consolation que seule la poésie peut apporter. "Conter" pour soulager les chagrins, très ancienne fonction accordée à la littérature, comme il était déjà dit au XIIe siècle dans Aucassin et Nicolette.
En 1851, une nouvelle édition introduit une notice qui reprend l'essentiel de la réflexion de 1848 dont l'écho est particulièrement fort puisque datée du 21 décembre 1851 ; le texte parlant de 1848, parle aussi, bien sûr, des journées qui ont suivi le coup d'Etat de Louis Bonaparte. Il s'agit de donner des raisons d'espérer en la mansuétude humaine, malgré un quotidien où "les hommes se méconnaissent et se détestent."
Comme toujours, ces "avertissements", ainsi d'ailleurs que la dédicace à Armand Barbès, alors en prison, rappellent que même les récits les plus éloignés des événements présents, en apparence, ne sont qu'un détour ou une autre manière de les penser, d'inviter le lecteur à réfléchir aux dissensions qui naissent de la méfiance à l'égard des autres, de l'incompréhension, des préjugés.


L'histoire est racontée par le chanvreur et transcrite par l'écrivain, comme c'était le cas pour François le champi mais, alors que ce dernier roman partageait le récit entre deux conteurs, ici, il est seul à l'assumer. Le chanvreur est, pour Sand (Cf. Histoire de ma vie), l'homme des contes qu'il fait circuler comme il circule lui-même de ferme en ferme ; il est la mémoire paysanne et de fait, l'histoire qu'il raconte ici est très ancienne, remontant aux premières années du XIXe siècle. Il est à la fois un homme du monde paysan, mais aussi une sorte d'artisan spécialisé puisqu'il prépare le chanvre afin que l'on puisse le tisser, ce qui permet à sa voix de construire cette langue particulière dont J.-P. Stahl notait dans son introduction à l'édition des romans champêtres de 1860 que "jamais langue plus charmante et savante à la fois n'a été plus sûrement et plus habilement maniée". "Savante" sur tous les plans puisque, comme pour les précédents romans, Sand puise à tous les lexiques, maltraite quelquefois la syntaxe pour souligner le caractère oral du propos, offrant aussi de jolis moments de poésie "la rivière coulait bien tranquillement, frétillant sur les branches qui pendaient et trempaient le long des rives, et s'en allant dans les terres, avec un petit bruit comme quelqu'un qui rit et se moque en sourdine."
A peine publié, il en a été de ce roman comme des deux précédents, il a très vite été placé sur les rayonnages destinés à la jeunesse.



Un livre pour la jeunesse ?

A première lecture, on pourrait le croire. L'intrigue en est simple, c'est une histoire d'amour entre deux jeunes gens que tout sépare. Elle, pauvre et méprisée, dite "la petite Fadette", venant d'une famille que le village considère comme peu honorable ; lui, Landry Barbeau, à l'inverse, issu d'une famille à l'aise et dont la réputation est sans tache, beau garçon de surcroît. Comme dans tous les contes de fées, ils auront à vaincre bien des obstacles dont ils finiront par triompher, et tout cela, on s'en doute, finira par un mariage.
Les personnages en sont pour l'essentiel des adolescents. Si l'on excepte les deux premiers chapitres présentant la famille Barbeau, et la naissance des jumeaux, Landry et Sylvain, dit Sylvinet, les protagonistes essentiels de l'histoire sont suivis entre leur quatorzième et leur dix-neuvième année ; depuis le moment, donc,  qui marque le début de la socialisation, de l'insertion dans le monde du travail, jusqu'à l'âge adulte que le mariage sanctionne.
La petite Fadette (par féminisation du nom de famille, Fadet) dont le nom est Françoise Fadet, que sa grand mère et son petit frère appellent Fanchon, a un an de moins que Landry et son frère.
Les adultes jouent un rôle secondaire dans le déroulement du récit. Un autre personnage de jeune-fille y apparaît, Madelon, qui a un an de plus que Landry, jeune coquette orgueilleuse, elle permet de mettre en valeur les qualités, ignorées, mais peu à peu révélées de la petite Fadette.
Sur le plan moral, aussi, le roman peut s'adresser à un jeune public. Grâce au personnage de Sylvinet, infantile à souhait, et à celui de Madelon, il rend visibles les défauts courants à cet âge : la prétention, la jalousie, le narcissisme, la violence. Ce dont la petite Fadette, à ses débuts, n'est pas exempte, trop indépendante, se comportant comme un garçon, violente, en réponse aux violences que lui fait subir la société. Par ailleurs, il célèbre les vertus dont ses deux héros sont porteurs : la loyauté, la volonté d'apprendre, le goût du travail bien fait, la compassion, la générosité, le respect dû aux aînés, mais aussi le contrôle de soi, la "domestication", si l'on peut dire, des sentiments.
Malgré les subtilités de sa rédaction, il est de lecture aisée, puisque les chapitres en sont relativement courts et les dialogues nombreux.



George Sand
                dendrite

Aquarelle de George Sand. L'écrivain appelait ses peintures, obtenues en écrasant des taches de peinture, interpétées ensuite, des "dendrites" parce que, écrit-elle, cela "produit des nervures parfois curieuses. Mon imagination aidant j'y vois des bois, des forêts ou des lacs et j'accentue ces formes vagues produites par le hasard."





dendrite

autre dendrite de George Sand

Un roman champêtre

Le qualificatif convient, en effet. L'intrigue se déroule à la campagne, dans un village, La Cosse, dont les caractéristiques pourraient appartenir à bien d'autres. Une mairie (le père Barbeau est conseiller municipal), une église (puisque l'opinion du curé compte pour ces paysans), une place devant l'église, ombrée de noyers où les vieilles gens se réunissent dans la journée pour commenter la vie du village, et où les jeunes gens dansent le dimanche et les jours de fêtes.
La ville proche est Château-Meillant, où va servir pour une année la petite Fadette. La campagne dont il est question est bien le Berry dont George Sand, qui avait grandi et vivait à Nohant, connaissait bien les us et coutumes.
Dans la commune de La Cosse se rencontrent des fermiers aisés comme les Barbeau ou, plus encore, leurs voisins les Caillaud dont la ferme porte le nom de La Priche, comme celle des Barbeau après la naissance des jumeaux sera baptisée par le voisinage, La Bessonière, "comme les paysans sont grands donneurs de sornettes et sobriquets" commente le chanvreur. Mais y vivent aussi des pauvres, comme la famille Fadet qui ne possède aucune terre et dont les bêtes (quelques moutons, des chèvres, des oies) doivent pâturer sur les communaux. Une certaine hostilité règne entre les deux catégories. Du côté des pauvres, le sentiment, fondé d'ailleurs, d'être méprisés, et pour de mauvaises raisons ; du côté des riches, l'idée que si les pauvres le sont, il y a va de leur faute, de leur paresse (comme le village le dit de Fadette, ce que Landry est prêt à croire avant de la connaître vraiment).


La famille est la structure sociale de base. Sur les fermes vivent ascendants et descendants : "La famille du père Barbeau augmentait grâce à ses deux filles aînées qui ne chômaient pas de mettre de beaux enfants au monde. Son fils aîné, Martin, un beau et brave garçon, était au service; ses gendres travaillaient bien, mais l'ouvrage n'abondait pas toujours." La famille est hiérarchisée, et le père en est la loi, la mère Barbeau appelle son mari "notre maître" et ne discute aucune de ses décisions, "J'ai fait la volonté de ton père" dit-elle à son fils Sylvinet quand il se plaint de n'avoir pu dire au revoir à Landry ; lorsque Landry commence à travailler chez les Caillaud, la plus jeune des filles "lui attacha une branchée de fleurs avec des rubans à son chapeau parce que c'était son premier jour de service..." D'autres détails de la vie quotidienne sur les costumes, les coutumes de danse où il est de règle d'embrasser sa danseuse ; les divertissements divers des jeunes gens, la pêche aux écrevisses, le jeu de quilles, voire les jeux des enfants... permettent au lecteur d'imaginer ce monde autre, d'autant que l'écrivain situe les événements racontés dans les premières années du XIXe siècle, au temps "des belles guerres de l'empereur Napoléon." Si l'expression peut surprendre le lecteur contemporain, il ne faut pas oublier que le monde paysan a longtemps conservé la mémoire de la légende napoléonienne (Cf. Le Médecin de campagne de Balzac, 1833), ni que les romantiques, Sand, comme Hugo ou Dumas, étaient les enfants de soldats de l'armée napoléonienne qu'ils ont célébrés chacun à leur manière, Sand dans Histoire de ma vie, Dumas dans ses Mémoires et Hugo dans Les Misérables à travers le père de Marius Pontmercy.
Mais ce qui contribue le mieux à donner force à ce monde évoqué, c'est l'ensemble des croyances qui tissent les rapports des personnages à la nature et aux autres.



La sorcellerie

Le monde paysan que dépeint le roman est marqué par toutes sortes de croyances. Cela commence à la naissance même des jumeaux dont la mère d'abord puis le père s'inquiètent, "on m'a dit", "j'ai ouï dire". L'accoucheuse, la Sagette, au nom parlant, tente de leur faire entendre raison, mais comme elle le dit elle-même "Ce que je vous dis là, j'ai grand peur que vous ne le mettiez dans l'oreille d'un chat." Et ses bons conseils seront ensuite balayés d'un revers de main par le curé qui la traite de "vieille radoteuse" et qui en rajoute "ce que le bon Dieu avait mis dans les lois de la nature ne pouvait être défait par les hommes". Or, ce dont il s'agit, c'est de l'attachement maladif des jumeaux l'un à l'autre, et si Landry parvient à y échapper, Sylvinet va, lui, en souffrir toute sa vie, faute de l'intervention humaine qui lui aurait permis de devenir un "individu".
Mais bien davantage encore que les interprétations de la gemellité, qui n'en est qu'un exemple, ce qui modèle l'univers dans lequel vivent les personnages est la magie, laquelle apparaît bien, par ailleurs, comme une réponse à la peur, de même que, comme le remarquera Landry lorsqu'il commencera à réfléchir, la religion elle-même ne passe guère d'une autre forme de magie, licite celle-là.
La première fois que Landry pense à se faire aider par une sorcière, c'est lorsque son inquiétude tourne en panique à l'idée que son jumeau aurait pu se suicider.
Tout fait peur, et particulièrement la nuit, propice au mal : "Landry n'avait jamais peur de rien en plein jour : mais il n'eût pas été de son âge et de son pays s'il avait aimé à se trouver seul la nuit sur les chemins, surtout dans l'automne, qui est une saison où les sorciers et les follets commencent à se donner du bon temps, à cause des brouillards qui les aident à cacher leurs malices et maléfices." Pour se défendre, il faut chanter car "le chant de l'homme" ne convient pas aux créatures de l'ombre.
Dans un monde gouverné par la magie, la présence des sorcières est inévitable.
Trois sorcières apparaissent dans cette histoire, car la Sagette qui prévoit le malheur et qui donne les moyens d'y rémédier, tout en sachant qu'elle ne sera pas entendue, est en quelque sorte le double positif de la grand mère de la petite Fadette, sage-femme aussi, laquelle a une réputation de sorcière bien ancrée dans le village. La Sagette ne prédit-elle sa mort " car dans le temps où vos enfants seront en âge de vous quitter, je ne serai peut-être plus de ce monde pour vous conseiller." Ce qui de fait, advient, et c'est ainsi que la mentalité villageoise pourrait interpréter ses paroles.



Geroge sand
                dessin de Musset

George Sand, dessin de Musset, 1833. Bien que le roman ne soit en rien autobiographique, ce portrait de Sand fait irrésistiblement penser à la petite Fadette, lorsque bien sûr, l'amour lui aura appris à devenir elle-même.


La seconde est "la mère fadet", une femme veuve, pauvre, mais connaisseuse en remèdes. Le chanvreur commente sa présentation en rationalisant la croyance de deux manières, une part vient de la crédulité villageoise "dans la campagne, on n'est jamais savant sans être quelque peu sorcier" qui lui attribue des pouvoirs dépassant largement ce qu'elle est à même de constater, d'autre part à la "sorcière" elle-même qui a intérêt à faire croire à ses capacités puisqu'elle est rétribuée pour cela : "Elle s'en faisait bien un peu accroire, car elle vous ôtait des maladies que vous n'aviez jamais eues." commente le chanvreur.
Acariâtre et avare, elle maltraite quelque peu ses petits enfants, ce que sa petite fille explique par son grand âge et un certain goût pour la récrimination.
Enfin, la troisième est la petite Fadette ainsi présentée, lorsqu'elle apparaît dans le roman, au chapitre 8 :
"Il vit la petite fille de la mère Fadet, qu’on appelait dans le pays la petite Fadette, autant pour ce que c’était son nom de famille que pour ce qu’on voulait qu’elle fût un peu sorcière aussi. Vous savez tous que le fadet ou le farfadet, qu’en d’autres endroits on appelle aussi le follet, est un lutin fort gentil, mais un peu malicieux. On appelle aussi fades, les fées auxquelles, du côté de chez nous, on ne croit plus guère. Mais que cela voulut dire une petite fée, ou la femelle du lutin, chacun en la voyant s’imaginait voir le follet, tant elle était petite, maigre, ébouriffée et hardie. C’était un enfant très causeur et très moqueur, vif comme un papillon, curieux comme un rouge-gorge et noir comme un grelet* [terme régional pour grillon].
    Et quand je mets la petite Fadette en comparaison avec un grelet, c’est vous dire qu’elle n’était pas belle, car ce pauvre petit cricri des champs est encore plus laid que celui des cheminées”
La jeune fille et ses "dons" sont vus par Landry et son frère, si bien que tous ses comportements, dans ces esprits tout prêts à y croire, relèvent de l'inexplicable, donc de la sorcellerie. En particulier, pour Landry qui ne comprend pas comment il a pu tomber amoureux de cette fille qu'il juge laide, agressive, et dont l'histoire familiale n'incite guère au respect.
L'avantage de faire voir et connaître Fanchon Fadet par Landry, c'est qu'au fur et à mesure qu'il la connaît, qu'il apprécie à la fois son intelligence et sa bonté, le terme "sorcière" change de connotation : "La Fadette est sorcière" pense alors Landry "Elle a un esprit merveilleux et un coeur comme le bon Dieu n'en fait pas souvent."
Ensuite, la jeune fille elle-même peut expliquer d'où lui viennent ses connaissances : de l'enseignement de sa grand-mère, pour une part, et pour une autre, de ses capacités d'observation, valant autant pour le monde naturel (plantes et animaux) que pour les humains, ainsi que de ses propres expériences, stimulées par sa curiosité. Comme l'avait dit le chanvreur, la "sorcellerie" n'est rien d'autre qu'un ensemble de connaissances et de savoir faire que les autres ne se donnent pas la peine d'acquérir.
Au fur et à mesure que les personnages grandissent, mûrissent, le monde de la sorcellerie fait place à plus de rationalité, les croyances non fondées retournent à leur rôle de superstition.
Ainsi à travers ce roman qui fait émerger une personnalité de femme selon le coeur de son auteur, intelligente, sensible, vive, généreuse, loyale, grâce au regard des deux frères qui se transforme, pour le premier au fil de sa passion amoureuse, et pour le second dans une sorte de psychanalyse "sauvage" avant la lettre, l'auteur met à mal des préjugés et réhabilite les savoirs traditionnels qui sont, le plus souvent, l'apanage des femmes. Les commentaires du chanvreur jouent aussi leur partie à ce niveau-là.
Quelques 20 ans avant Michelet (La Sorcière, 1862), Sand montre ici le double visage de la sorcellerie (la vieille  sorcière qui effraie, la jeune sorcière qui enchante), mais aussi ses fonctions, soigner et guérir, certes, servir de bouc émissaire à un groupe qui en la rejetant s'unifie contre elle, mais peut-être aussi, sous un autre angle, comme le fait la petite Fadette (retrouvant ses pouvoirs de fée), guérir par la parole les souffrances morales que le groupe ne sait plus gérer. Elle montre aussi en action, ce fait que la sorcellerie (et la sorcière donc) est une création collective, c'est le groupe qui "invente" la sorcellerie comme réponse à ses inquiétudes et à ses peurs face aux malheurs de tous ordres, le mauvais temps, les maladies des animaux, celles des hommes.
Reste l'ultime sorcellerie, la seule vraie,  l'amour. Seul sentiment qui, comme le rapportaient déjà les contes, peut changer le monde, transformer une "bête" en prince charmant, une sotte en femme d'esprit (Riquet à la houppe), et la laideur en beauté. Ainsi Landry apprend-il à réfléchir "car, depuis que la petite Fadette s'en mêlait, il était singulièrement dégourdi d'esprit", de même le vilain petit grelet devient une jeune fille séduisante "et plus d'un garçon, en la voyant marcher si lègère et de si belle grâce, eût souhaité qu'elle fût à la fin de son deuil, afin de pouvoir la courtiser et la faire danser." 
Etre aimé et aimer fait toute la différence entre le malheur et le bonheur, ce dont témoigne particulièrement le petit frère de la Fadette qui, d'enfant maltraité et méchant comme diable, devient "ne rencontrant plus que des caresses, des paroles douces et de bons traitements [...] un gars fort mignon, tout plein de petites idées drôles et aimables."




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